Journaliste ambitieux, leader fasciste, soldat du Reich puis exilé en Espagne, Léon Degrelle a traversé l’histoire belge en laissant une empreinte sulfureuse. L’écrivain et essayiste Frédéric Saenen décrypte son parcours, entre propagande, illusions et quête de reconnaissance.
Léon Degrelle demeure l’une des figures les plus controversées de l’histoire belge du XXe siècle. Journaliste, militant, leader du mouvement Rex et soldat engagé sur le front de l’Est aux côtés de la Wehrmacht, son parcours est marqué par une ascension fulgurante, une radicalisation idéologique et un long exil en Espagne.
Dans son ouvrage Léon Degrelle (Perrin), l’écrivain et essayiste Frédéric Saenen explore toutes les facettes de cette personnalité hors normes, analysant son influence, ses illusions et les mythes qui entourent encore aujourd’hui son nom.
Marianne : Comment expliquer la trajectoire de Léon Degrelle, qui passa successivement du journalisme au militantisme, du fascisme au combat sur le front de l’Est, puis à l’exil en Espagne ? Était-il un stratège, un opportuniste ou un homme porté par ses propres illusions ?